La vie et la mort étant liées et indissociables l’une de l’autre, on peut dire que l’on commence à mourir dès le jour de notre naissance. Si l’Homme est toujours présent sur Terre, c’est qu’une formidable force l’anime : l’instinct de survie de l’espèce. Sachant qu’il va rendre son dernier souffle, l’être humain passe sa vie à vouloir se reproduire pour, dans un sens, accéder à une sorte d’immortalité en léguant ses gènes de générations en générations.
Biologiquement, la femelle humaine, la femme, est faite pour engendrer et tout son fonctionnement hormonal travaille à cette fin. Les hormones influant sur le comportement, on peut dire qu’une femme agit toujours dans l’intérêt des ses enfants ou même de ses futurs enfants. Même célibataire, quand elle choisit un homme, elle est séduite par ses phéromones qui témoignent d’un patrimoine génétique de qualité, complémentaire du sien. Des signes extérieurs de richesse peuvent aussi représenter un confort matériel appréciable pour élever des enfants.
La femme est mère par nature, tout son corps est prévu pour ça. Le fait d’être considérée comme bonne ou mauvaise mère n’a de valeur que dans le référentiel de la société actuelle, de ses mœurs et de ses coutumes.
Sandrine : Merci.
Seymour : Merci aussi :).
Je comprends bien ton point de vue et si je le suis bien, d’un pur point de vue biologique, les femmes sont des mères parce que toutes entières corporellement et instinctivement vouées à protéger leur (future) progéniture.
Seulement l’être humain à ceci de complexe ( et parfois idiot) qu’il s’est complètement détaché de sa fonction biologique première pour intégrer un système plus complexe où les enjeux autres que ceux de l’espèce ont pris plus d’ampleur. Si on prend en compte la réalité complète de l’être humain, et non pas son seul volet biologique, la question de la maternité est beaucoup plus complexe que ça.
Plus spécifiquement, en tant que femme, je suis toujours un peu perplexe quand on me réduit à ma seule fonction biologique de vase sacré…
Environ 60 ans d’émancipation progressive de la femme ne me semblent pas faire le poids face à plus d’1 million d’années d’évolution de l’espèce humaine.
Il y a un vaste de débat sur l’influence de la nature et celle de la culture… Est-ce notre culture et notre éducation qui façonnent notre cerveau et nos hormones ou est ce nos hormones qui façonnent notre cerveau avec lequel nous créons la culture et l’éducation.
Je pense que les deux théories sont vraies, c’est une sorte de cercle sans début ni fin…
Quoiqu’il en soit, à l’heure actuelle, je pense que la femme est en phase d’émancipation et de modification biologique qui découle de ce changement de statut au sein de la société ; et elle se trouve le cul entre deux chaises : d’un côté ses hormones influencées par 1 million d’année d’évolution de l’espèce et sa conscience libérée par 60 ans d’émancipation féminine.
Ca expliquerait pourquoi beaucoup d’entre elles sont paradoxales
Par exemple, pourquoi elles restent attirées par les hommes dominateurs qui pourtant les font souffrir mais vers lesquelles elles retournent inlassablement.
Il me semble, à moi, que ces petits 60 ans jouent pourtant fort bien leur partie… S’ils ne le faisaient pas, je ne me poserais aucune question et je serais déjà mère depuis longtemps. Or… Je ne sais pas qui va “gagner”, mais je me sens être un champs de bataille où les 60 petites années tiennent la dragée haute au million d’années…
Quant aux femmes qui retournent vers les mecs dominateurs, c’est un autre débat mais j’y vois les restes d’un machisme vieux de plus de 2000 ans qui a encore du mal à s’adapter…
Nous sommes donc globalement d’accord sur la dualité au sein de l’esprit féminin (qui existe aussi chez l’homme d’ailleurs : être un vrai mec viril ou accepter sa part de féminité ?).
Devenir mère, pour une femme, est très particulier et en tant qu’homme je ne peux pas comprendre. La femme porte l’enfant en elle et son corps, son organisme, ses hormones changent… Mais d’un côté, je me dis que si mon corps était fait pour accueillir la vie, je ne me sentirais pas accompli en tant qu’être si je n’enfantais pas.
Certes, chaque personne n’existe pas uniquement dans le plan physique et charnel mais également en tant qu’entité spirituelle, mais peut on en négliger un au profit de l’autre ?
Refuser d’avoir une enfant n’est il pas la négation de ta nature même, négation de toi et de ce que tu es ? Pourras tu mourir en te disant que tu n’auras pas laissé d’héritiers derrière toi ?
Peut être que tu ne sais pas encore qui tu es, que tu ne t’es pas encore parfaitement accomplie en tant que conscience. Quand tu le seras, tu auras peut être envie de partager ceci avec une sorte de mini-toi.
Nous sommes d’accord sur une dualité : biologique et spirituelle qui se partagent un même lieu : le corps.
Ma question est donc : dois-je à tout prix utiliser toutes les fonctions dont mon corps est doté? A priori, mon cerveau pourrait résoudre des équations à 4 inconnues, dois-je pour autant apprendre à le faire? A priori, mes doigts peuvent batir une maison, façonner un vase, dois-je m’asseoir à un tour de potier? Je ne pense pas… La présence de la fonctione n’oblige pas à l’utilisation, je pense.
Quant à l’éventualité de mourir sans héritier… Elle ne me fait pas peur. J’ai suffisament confiance en moi-même et en ma faculté de rebondir et positiver pour croire que si je deviens veille sans enfant, j’en serai heureuse quand-même…
Je ne suis pas habitée par l’idée de devoir me prolonger, du moins pas obligatoirement de cette façon.
De plus, j’espère bien être autre chose que cette faculté à enfanter. Penser que je ne suis que ça, que mon Etre se résume à mon utérus me semble sexiste, machiste, arriéré et complètement injuste par rapport aux femmes qui ne peuvent pas enfanter, par exemple.
Les femmes trop vieilles, ménopausées précocément, avec un utérus qui ne peut accueillir un enfant Sont-elles moins? Sont-elles moins femmes?
Les doigts servent à manipuler ce qui nous entoure et pas forcément à façonner un vase, mais un utérus ne sert à rien d’autre que d’accueillir un foetus… Je pense que la comparaison n’est pas pertinente.
Les femmes qui ne peuvent pas enfanter le vivent mal en général… Justement car elles auront toute leur vie l’impression de ne pas être accomplie en tant que femme. Souvent, elles décident d’adopter un orphelin pour lui offrir leur amour de mère, pour assouvir leur instinct maternel.
Je ne sous entends pas qu’une femme ne voulant pas enfanter soit une demi-femme, je dis que MOI, si j’étais une femme, j’aurais du mal à me sentir accomplie sans avoir connu la grossesse.
Si une vie entière sans enfant te convient, je ne vais pas polémiquer des heures, tu fais bien ce que tu veux… mais est ce vraiment un choix conscient et assumé ou une peur camouflée ?
Aucune idée… je crois que je ne le saurai qu’en explorant encore et en me posant encore la question. Je ne le saurai qu’en poursuivant mon chemin.
Je me suis promenée sur un forum et on m’y a dit quelque chose de très vrai : l’absence de désir d’enfant n’est pas la somme de toutes les raisons de ne pas en vouloir.
Je travaille avec ça.
Ma question n’est pas de savoir si je fais un enfant parce que j’ai un uterus ou pas. Mais bien si le fait de faire un enfant va répondre à un réel désir personnel ou à un désir que la société a pour moi. Je crois que la seule façon d’être heureuse pour moi est de remplir mon désir (faire ou ne pas faire un enfant), je ne me sens pas la force de positiver une action que je n’ai pas profondément choisie, de façon presqu’animale.
sandrine a écrit
le août 29 2008 à 9:49
on le devient…. un peu plus tous les jours… enfin à mon sens.
Seymour a écrit
le septembre 1 2008 à 2:39
La vie et la mort étant liées et indissociables l’une de l’autre, on peut dire que l’on commence à mourir dès le jour de notre naissance. Si l’Homme est toujours présent sur Terre, c’est qu’une formidable force l’anime : l’instinct de survie de l’espèce. Sachant qu’il va rendre son dernier souffle, l’être humain passe sa vie à vouloir se reproduire pour, dans un sens, accéder à une sorte d’immortalité en léguant ses gènes de générations en générations.
Biologiquement, la femelle humaine, la femme, est faite pour engendrer et tout son fonctionnement hormonal travaille à cette fin. Les hormones influant sur le comportement, on peut dire qu’une femme agit toujours dans l’intérêt des ses enfants ou même de ses futurs enfants. Même célibataire, quand elle choisit un homme, elle est séduite par ses phéromones qui témoignent d’un patrimoine génétique de qualité, complémentaire du sien. Des signes extérieurs de richesse peuvent aussi représenter un confort matériel appréciable pour élever des enfants.
La femme est mère par nature, tout son corps est prévu pour ça. Le fait d’être considérée comme bonne ou mauvaise mère n’a de valeur que dans le référentiel de la société actuelle, de ses mœurs et de ses coutumes.
Lili la tigresse a écrit
le septembre 2 2008 à 2:11
Sandrine : Merci.
Seymour : Merci aussi :).
Je comprends bien ton point de vue et si je le suis bien, d’un pur point de vue biologique, les femmes sont des mères parce que toutes entières corporellement et instinctivement vouées à protéger leur (future) progéniture.
Seulement l’être humain à ceci de complexe ( et parfois idiot) qu’il s’est complètement détaché de sa fonction biologique première pour intégrer un système plus complexe où les enjeux autres que ceux de l’espèce ont pris plus d’ampleur. Si on prend en compte la réalité complète de l’être humain, et non pas son seul volet biologique, la question de la maternité est beaucoup plus complexe que ça.
Plus spécifiquement, en tant que femme, je suis toujours un peu perplexe quand on me réduit à ma seule fonction biologique de vase sacré…
Seymour a écrit
le septembre 2 2008 à 5:40
Environ 60 ans d’émancipation progressive de la femme ne me semblent pas faire le poids face à plus d’1 million d’années d’évolution de l’espèce humaine.
Il y a un vaste de débat sur l’influence de la nature et celle de la culture… Est-ce notre culture et notre éducation qui façonnent notre cerveau et nos hormones ou est ce nos hormones qui façonnent notre cerveau avec lequel nous créons la culture et l’éducation.
Je pense que les deux théories sont vraies, c’est une sorte de cercle sans début ni fin…
Quoiqu’il en soit, à l’heure actuelle, je pense que la femme est en phase d’émancipation et de modification biologique qui découle de ce changement de statut au sein de la société ; et elle se trouve le cul entre deux chaises : d’un côté ses hormones influencées par 1 million d’année d’évolution de l’espèce et sa conscience libérée par 60 ans d’émancipation féminine.
Ca expliquerait pourquoi beaucoup d’entre elles sont paradoxales
Par exemple, pourquoi elles restent attirées par les hommes dominateurs qui pourtant les font souffrir mais vers lesquelles elles retournent inlassablement.
Lili la tigresse a écrit
le septembre 2 2008 à 5:49
Il me semble, à moi, que ces petits 60 ans jouent pourtant fort bien leur partie… S’ils ne le faisaient pas, je ne me poserais aucune question et je serais déjà mère depuis longtemps. Or… Je ne sais pas qui va “gagner”, mais je me sens être un champs de bataille où les 60 petites années tiennent la dragée haute au million d’années…
Quant aux femmes qui retournent vers les mecs dominateurs, c’est un autre débat mais j’y vois les restes d’un machisme vieux de plus de 2000 ans qui a encore du mal à s’adapter…
Seymour a écrit
le septembre 2 2008 à 6:01
Nous sommes donc globalement d’accord sur la dualité au sein de l’esprit féminin (qui existe aussi chez l’homme d’ailleurs : être un vrai mec viril ou accepter sa part de féminité ?).
Devenir mère, pour une femme, est très particulier et en tant qu’homme je ne peux pas comprendre. La femme porte l’enfant en elle et son corps, son organisme, ses hormones changent… Mais d’un côté, je me dis que si mon corps était fait pour accueillir la vie, je ne me sentirais pas accompli en tant qu’être si je n’enfantais pas.
Certes, chaque personne n’existe pas uniquement dans le plan physique et charnel mais également en tant qu’entité spirituelle, mais peut on en négliger un au profit de l’autre ?
Refuser d’avoir une enfant n’est il pas la négation de ta nature même, négation de toi et de ce que tu es ? Pourras tu mourir en te disant que tu n’auras pas laissé d’héritiers derrière toi ?
Peut être que tu ne sais pas encore qui tu es, que tu ne t’es pas encore parfaitement accomplie en tant que conscience. Quand tu le seras, tu auras peut être envie de partager ceci avec une sorte de mini-toi.
Lili la tigresse a écrit
le septembre 2 2008 à 8:09
Nous sommes d’accord sur une dualité : biologique et spirituelle qui se partagent un même lieu : le corps.
Ma question est donc : dois-je à tout prix utiliser toutes les fonctions dont mon corps est doté? A priori, mon cerveau pourrait résoudre des équations à 4 inconnues, dois-je pour autant apprendre à le faire? A priori, mes doigts peuvent batir une maison, façonner un vase, dois-je m’asseoir à un tour de potier? Je ne pense pas… La présence de la fonctione n’oblige pas à l’utilisation, je pense.
Quant à l’éventualité de mourir sans héritier… Elle ne me fait pas peur. J’ai suffisament confiance en moi-même et en ma faculté de rebondir et positiver pour croire que si je deviens veille sans enfant, j’en serai heureuse quand-même…
Je ne suis pas habitée par l’idée de devoir me prolonger, du moins pas obligatoirement de cette façon.
De plus, j’espère bien être autre chose que cette faculté à enfanter. Penser que je ne suis que ça, que mon Etre se résume à mon utérus me semble sexiste, machiste, arriéré et complètement injuste par rapport aux femmes qui ne peuvent pas enfanter, par exemple.
Les femmes trop vieilles, ménopausées précocément, avec un utérus qui ne peut accueillir un enfant Sont-elles moins? Sont-elles moins femmes?
Seymour a écrit
le septembre 2 2008 à 8:26
Les doigts servent à manipuler ce qui nous entoure et pas forcément à façonner un vase, mais un utérus ne sert à rien d’autre que d’accueillir un foetus… Je pense que la comparaison n’est pas pertinente.
Les femmes qui ne peuvent pas enfanter le vivent mal en général… Justement car elles auront toute leur vie l’impression de ne pas être accomplie en tant que femme. Souvent, elles décident d’adopter un orphelin pour lui offrir leur amour de mère, pour assouvir leur instinct maternel.
Je ne sous entends pas qu’une femme ne voulant pas enfanter soit une demi-femme, je dis que MOI, si j’étais une femme, j’aurais du mal à me sentir accomplie sans avoir connu la grossesse.
Si une vie entière sans enfant te convient, je ne vais pas polémiquer des heures, tu fais bien ce que tu veux… mais est ce vraiment un choix conscient et assumé ou une peur camouflée ?
Lili la tigresse a écrit
le septembre 2 2008 à 9:01
Aucune idée… je crois que je ne le saurai qu’en explorant encore et en me posant encore la question. Je ne le saurai qu’en poursuivant mon chemin.
Je me suis promenée sur un forum et on m’y a dit quelque chose de très vrai : l’absence de désir d’enfant n’est pas la somme de toutes les raisons de ne pas en vouloir.
Je travaille avec ça.
Ma question n’est pas de savoir si je fais un enfant parce que j’ai un uterus ou pas. Mais bien si le fait de faire un enfant va répondre à un réel désir personnel ou à un désir que la société a pour moi. Je crois que la seule façon d’être heureuse pour moi est de remplir mon désir (faire ou ne pas faire un enfant), je ne me sens pas la force de positiver une action que je n’ai pas profondément choisie, de façon presqu’animale.