Les archives de juin 2008

Colère

Colère noire.

Verte de rage.

Vomir de colère.

Tuer dans un accès de colère.

Perdre la tête de colère.

Rouge de colère.

Hurler de colère.

Agonir d’injures.

Tuer.

Oublier.

La bonne mère

La mère suffisamment bonne, comme dirait Winnipeg, est celle qui éduque son enfant et lui permet d’accéder à l’autonomie.

La mère suffisamment bonne, c’est la mère moyenne, à laquelle chacun a “droit” quand il vient au monde.

Ma mère suffisamment bonne est dans ma tête. Elle m’a mené à l’autonomie. Elle a fait de moi un adulte valable. Ça, c’est ma psy qui le dit.

Après un père absent, remplacé par des relations amoureuses pansement, voici ma mère structurante imaginaire. A supposer que ma psy ait raison, bien sur.
Je ne suis décidément née de personne. Et on s’étonne que la notion de famille me semble étrange…

Maghreb à table!

Après une entrée légère, j’avais tout le loisir de préparer un plat consistant.

J’ai donc préparé du poulet à la coriandre, accompagné de son taboulé frais et de son confit d’oignons.

En image, ça donne ça :img_8765x2-500w.jpg

Nous étions 5 et pour préparer ces mets qui fondent en bouche, j’ai utilisé :

Pour le poulet :
1 cuisse de poulet entière (pilon+haut de cuisse)/personne
une botte de coriandre/2 personnes
1/2 botte de persil plat/ 2 personnes
1 CS de paprika
1 CS de thym séché
2 CS de cumin
1 gousse d’ail écrasée par personne
50 gr de beurre mou/personne

Pour les oignons confits :
1 oignons/2 personnes
2 ou 3 framboises
une ou deux CS de sucre semoule

Pour le taboulé :
Couscous ou boulgour (suivre les instructions sur le paquet pour les quantités)
Tomates cerises (plus vous mettez de tomates, moins votre taboulé demandera de couscous allégeant ainsi la recette. Faites comme bon vous semble, en fonction de vos envies et des mangeurs potentiels)
1 citron vert
une grosse poignée de grandes feuilles de menthe (ou un bol, ou toute quantité qui vous plait!)
huile d’olive
Sel
Poivre du moulin

HOW TO :

Commencez par les oignons confits. Emincez les finements puis mettez les à cuire à feu doux avec un fond d’eau, dans une casserole fermée. Quand ils ont pâlit, rajoutez le sucre et les framboises, que vous aurez écrasées ente vos doigts. Continuez la cuisson à feu très doux, casserole fermée. Rajoutez un peu d’eau si besoin. Pour ma part, je les ai laissé cuire presque deux heures, le temps de faire tout le reste. Je n’ai pas du rajouter d’eau, l’eau de départ et la condensation de la cuisson lente ont suffit à empêcher les oignons de bruler et d’attacher au fond de la casserole. Et ca n’était pas mauvais du tout.
Une fois que vous désirez passer à table ou que les oignons ont acquis la consistance que vous aimez, ôtez le couvercle de la casserole, le temps que le reste de l’eau s’évapore.

Pendant que vos oignons fristouillent, attaquez vous au poulet.
Emincez les herbes et jettez les dans un bol avec les épices sèches, l’ail écrasé et le beurre. Travaillez le beurre jusqu’à obtenir une pommade parfumée.
Entaillez vos cuisses de poulet avec un couteau aiguisé et remplissez les entailles de beurre parfumé. N’hésitez pas à faire de nombreuses encoches et à mettre du beurre sous les cuisses de poulet. Réservez votre poulet au frais quelques heures (2 minimum) pour laisser les arômes se détendre.
Au moment de la cuisson, enfournez vos cuisses de poulet dans un four chaud. N’hésitez pas à les laisser cuire longtemps. Si la viande se détache d’elle-même, ça n’en sera que plus savoureux!

En dernier lieu, faites votre taboulé. Suivez ls instructions sur la boite et cuisez le couscous. Ajoutez-y le jus d’un citron et l’huile d’olive. Ensuite jetez les tomates cerises découpées en 4 et les feuilles de menthe hachées grossièrement.
Servez chaque assiette avec une cuisse de poulet, un peu d’oignons confits et un dôme de taboulé.

Et bon appétit tout le monde!

Variantes :

J’ai servi le plat avec du taboulé classique, tomates et menthe. Rien n’empêche de laisser libre cours à votre imagination et de servir avec un taboulé aux raisins secs, de rajouter du concombre ou tout autre élément qui vous plairait.

La recette initiale prévoyait d’ajouter des raisins secs aux oignons à la place des framboises. Je n’aime pas ça donc quand je n’en ai pas trouvé, je n’ai pas cherché avec acharnement… Et les quelques framboises ont très bien fait l’affaire. Le test devrait s’effectuer avec du citron, pour voir…

Les inspirations viennent de ce site là.

Si c’est la première fois que vous tentez une recette, n’oubliez pas de visiter la rubrique gastronomie et pifomètre!

Tags : | | | |

Frais et acidulé

Hier soir, en l’honneur d’un anniversaire, je me suis encore glissée derrières mes fourneaux.
En entrée, j’avais envie de noix de Saint-Jacques, que j’adore et qui font toujours leur petit effet, tout en laissant de la place au reste du repas.

J’ai donc farfouillé sur le net et j’ai trouvé deux recettes que j’ai mises ensemble.

Et voici l’œuvre : Carpaccio de Saint-jaques aux épices et framboises.

Carpaccion de Noix de Saint Jacques

Pour 5 personnes, j’ai utilisé :

3 noix de saint jacques/personne
2 framboises par personne
de l’huile d’olive
du curry
du poivre4 baies
du sel de guérande
un citron vert
une bonne dose d’amour

HOW TO :

Quelques heures avant le repas, mettez une cuillère à soupe de curry dans un bol, recouvrez-là d’huile d’olive.

Si vos noix sont surgelées, mettez les à décongeler dans un mélange de lait et d’eau ( à peu près 1/3 de lait et 2/3 d’eau). Préparez les de la façon suivante : pour chaque noix, ôtez le nerf (partie plus dure, sur le côté de la noix). Ensuite, à l’aide d’un couteau fin, découpez des lamelles dans l’épaisseur de la noix. Avec amour, étalez les tranches sur les assiettes, filmez les et mettez les au frigo.

Au moment de servir, sortez les assiettes du frigo et aspergez les noix de quelques gouttes de citron. Trempez un pinceau dans votre huile et tartinez généreusement les noix. Donnez un tour de poivre du moulin et parsemez de quelques grains de sel. Ajoutez deux framboises dans l’assiette et servez aussitôt, encore bien frais.

Cette recette peut aussi servir de plat unique, en cas de diète ou de repas léger. Une noix de Saint-Jacques peut aussi être servie en bouchée, à l’apéritif.

Pour accompagner cette entrée, j’ai fait confiance à ma caviste et j’ai servi un blanc (bien sur) fruité chilien, qui a plu à toute la tablée.

Les liens visités : et là aussi.

Et voilà, à vos marmites!

Et bien sur, si c’est votre première visite sur mon blog, on va lire la page “Gastronomie et pifomètre”, en haut à gauche!

Tags : | |

To be or not to be

Ce soir, France 2.

Emission sur la vieillesse.

Et je reprends tout en pleine gueule.

L’angoisse de vieillir, l’angoisse de mourir, l’angoisse de passer de l’autre côté seule.

Et l’angoisse de sa perte à elle.  Avec ses 60 ans hier, elle s’approche de de cet autre côté. Et moi, je vais faire quoi sans elle? Sans elle qui me rapelle que je suis? Je suis mal, je suis mauvaise, je suis incapable, inadéquate, éternel nouveau-né et enfant à élever, indigne de confiance, en minorité prolongée, à surveiller, à vérifier, mais je suis.  Dans ses yeux, son coeur, ses réponses, je suis. Je suis et elle est. Je suis parce qu’elle est. Si elle n’est plus, vais-je être?
Comment vais-je être, si je ne peux l’interroger constamment? Comment vais-je être si elle n’est plus là pour répondre?

Il faut que j’apprenne à trouver mes réponses seules, à interroger mon existence, mon passé, ma figure parentale interiorisée. Pour sévir, il y a du monde, mais pour rassurer, je suis même seule de moi!

Foutue éducation, va. Une fois adulte, vous savez que vous ne pouvez pas apprendre à nager : vous n’avez pas de membre. Et la rivière est là, devant vous. Avec votre vie qui vous attend de l’autre côté. Se lancer, c’est mourir. Ne pas se lancer, c’est ne pas vivre.

Lundi 9 juin

Lundi, c’est son anniversaire. 60 ans. Six fois dix ans.

Et je ne sais toujours pas ce que je vais faire.
Comme cet anniversaire est loin de ce que j’avais imaginé… J’avais imaginé une fête intime et chaleureuse, avec ses amies, avec moi, quelques petites choses à grignoter, un bon verre de vin. Un cadeau commun, une surprise. Je m’étais dit que ces 60ans, c’était surtout le début de quelque chose, une sorte d’autre ère. Je serais grande, presque 30 ans… Je ne serais plus dépendante, nous aurions une complicité d’adulte doublée d’une grande tendresse filiale. Ca aurait été une bonne occasion de rendre ces anniversaires qu’elle a préparé pour moi quand j’étais petite, de lui dire que pour moi aussi, c’est important qu’elle vieillisse, murisse. Elle aurait juste été… Heureuse. Et moi aussi.

Mais non, rien de tout ça. Il n’y a que les âges qui ressemblent à mon beau rêve. Elle a 60 ans lundi, et moi presque 30. Mais de cette complicité, de cette tendresse, aucune trace. Il n’y a que l’absence, l’absence de tout. L’absence d’autonomie, d’amour, de reconnaissance de toutes ces années. L’absence d’espoir aussi. L’absence de tout ce que j’aurais du avoir et que je n’ai pas eu. L’absence de sa chaleur, de sa bienveillance. L’absence de son aussi, l’absence de parole, l’absence de mots. L’absence de son absence aussi parce que malgré tout, elle est bien là. Elle est là, sa présence souffrante, sa défaillance, mon vide, l’injustice, tout est là.

Et lundi, elle a 60 ans.

Tags :

Douceur et fraicheur

Donc, ce fameux anniversaire, les amis… Dieu qu’on a bien mangé!

Voici l’entrée : bavarois au basilic

Le petit bavarois aux avocats avec son miroir de vinaigre balsamique.

La recette originale vient du magasine web : cuisiner.fr, mais vous la trouverez facilement sur d’autres blogs.

Pour 5 personnes, j’ai utilisé :

- 3 avocats bien murs
- un demi citron ( une lime)
- 2 blancs d’oeufs montés en neige ferme
- 75 gr de Tuc
- 150 gr de beurre ( la recette initiale préconise d’en utiliser moins, mais je n’y suis pas arrivée).
- 5 feuilles de gélatine
- une lichette de lait ( à peu pres 10 cl)
- 20 cl de vinaigre balsamique.

Pour le biscuit : mixer les Tucs et le beurre fondu. Emplissez les ronds à pâtisserie. Mettez au frais, au moins le temps de préparer le bavarois aux avocats.

Pour le bavarois d’avocat : Placez 3 feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide. Mixer la chair de l’avocat avec le jus du demi citron. Ajoutez les oeufs montés en neige. Chauffez le lait et faites y fondre la gélatine. Incorporez le lait à la mousse d’avocat. Répartissez dans les cercles à pâtisserie, au dessus du biscuit en Tuc.
Laissez réfrigérer quelques heures. Pour ma part, je l’ai laissé une nuit. Le lendemain, mon bavarois était bien figé, non poreux.

Pour le miroir au vinaigre balsamique : Mettez les deux feuilles de gélatine restantes dans un bol d’eau froide. Faites chauffer quelques centilitres de vinaigre et délayez-y la gélatine. Mélangez avec le reste du vinaigre. Nappez les bavarois avec le vinaigre balsamique.
Remettez au frigo quelques heures. Je l’ai fini au matin pour un repas vers 20h00.

Au moment de servir, démoulez les cercles en les chauffant au sèche-cheveux. Ne faites pas comme moi : décorer l’assiette avant. J’ai mis en route le sèche cheveux et…Ma cuisine a vu voler toute ma roquette!

Dégustez!

img_8480.jpg

 

Comme montré sur la photo, j’ai choisi d’accompagner cette entrée déjà copieuse : j’avais de bonnes fourchettes autours de la table et mon plat principal était un morceau de poisson.

J’ai donc fait un lit de roquette et déposé dessus une noisette de saumon cru, mariné une heure avec de l’huile d’olive bio et de l’estragon frais.

Le mélange du saumon frais et froid, de l’estragon, de la roquette avec le bavarois plus lourd et mousseux était fabuleux.

Sandrine m’avait conseillé un vin blanc sec et frais. La caviste m’a fourni un vin espagnol, blanc vert dont j’ai oublié le nom mais les convives buveurs étaient ravis!

Bien sur, si c’est la première fois que vous venez, n’hésitez pas à lire gastronomie et pifomètre ( là-bas, en haut à gauche!)!

img_8478.jpg

Tags : | | |