7 nov, 2008
Rédigé par Lili la tigresse
Etre métisse, j’en ai déjà parlé, c’est plein de trucs amusants.
C’est aussi plein d’inconvénients… Notamment celui de ne ressembler à personne…
Petite, je me scrutais dans la glace et je cherchais, en vain, des points communs avec ma mère… Que je n’ai jamais trouvés. Et pour cause, nous n’en avons pas. Aussi semblables que chiens et chats, jamais on ne nous associe comme mère et fille.
Du temps où “appartenir à une famille” (ce temps est-il d’ailleurs révolu?) était une préoccupation majeure de mes cogitations, ressembler à ma mère m’aurait bien été utile.
Mais non, je ne lui ressemble pas. Je suppose que ca a du augmenter son angoisse de me perdre, puisqu’on ne m’associait pas à elle.
Non, à la place, je ressemble à mon père, que personne ne connait dans mon entourage, sauf ma mère. Seulement voilà, s’il y a bien une personne au monde à laquelle je n’ai pas du tout envie de ressembler, c’est bien mon père. Heureusement, en fin de compte, que personne ne le connait ici. Ca m’évite d’entendre des exclamations béates sur nos ressemblances autres que celles de ma mère.
Mais ca pose quand-même un problème, de ne pas savoir à qui on ressemble donc de penser ne ressembler à personne. Ca entretient l’idée mythique de la génération spontanée.
Voilà, même physiquement, je suis née de moi-même.
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31 août, 2008
Rédigé par Lili la tigresse
Je me sens étrangère partout.
Mais à l’étranger, c’est normal.
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27 août, 2008
Rédigé par Lili la tigresse
On est mère ou on le devient?
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24 août, 2008
Rédigé par Lili la tigresse
Si je pose l’hypothèse suivante :
Je pense que la relation toxique avec ma mère m’empêche d’interroger mon propre désir d’être mère parce que ma mère me conforte dans l’idée que je ne suis pas assez bien pour élever un enfant.
Si je romps avec ma mère, je me donne l’occasion d’explorer mon désir… et p-e de découvrir que j’ai envie d’avoir un enfant.
Si ceci est juste et se vérifie, je devrais couper les ponts pour me donner une chance d’explorer mon désir.
D’un autre côté, si tout ceci se vérifie, si je romps et que je découvre que je veux être mère et que je donne vie à un enfant… Ai-je le droit de le priver de sa seule famille maternelle?
Dès lors, en rompant et si rompre me donne l’occasion d’être mère, ne deviens-je pas, ipso facto, une mauvaise mère?
Dilemme…
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24 juin, 2008
Rédigé par Lili la tigresse
La mère suffisamment bonne, comme dirait Winnipeg, est celle qui éduque son enfant et lui permet d’accéder à l’autonomie.
La mère suffisamment bonne, c’est la mère moyenne, à laquelle chacun a “droit” quand il vient au monde.
Ma mère suffisamment bonne est dans ma tête. Elle m’a mené à l’autonomie. Elle a fait de moi un adulte valable. Ça, c’est ma psy qui le dit.
Après un père absent, remplacé par des relations amoureuses pansement, voici ma mère structurante imaginaire. A supposer que ma psy ait raison, bien sur.
Je ne suis décidément née de personne. Et on s’étonne que la notion de famille me semble étrange…
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