Dies Irae – encore.

Je suis en colère contre toi parce que tu étais supposé me donner une base stable pour m’apprendre à aller vers les autres, surtout du sexe opposé. Au lieu de ça, tu n’as été qu’inconstance, inconsistance, absence et puis mort. Tu n’écoutais rien ni personne, tu étais sourd à tout, sauf à ta voie, en vérité, tu étais un bel égoiste. Une belle ordure d’égoiste qui ne se souciait absolument pas d’un être petit, fragile et qui sortait de lui en plus.

Tu as voulu absolument me voir, visiblement pour satisfaire ton besoin narcissique d’être en contact avec un petit être qui te ressemblait. J’avais besoin de structure, de présence, de limites, et d’amour. Et je t’ai servi de miroir et de paillasson pour ton ambition.

C’était de la négligence. Rien de moins.

Et pour ça, je suis en colère parce que tu m’as abimée alors que tu devais me construire. Rien ne te forçait à être là, mais en choisissant d’y être, tu as choisis des devoirs en plus de tes droits. Dans le fond, tu ne vaux pas mieux que ces gens qui arrivent la gueule enfarinée dans mon bureau, pour réclamer une  « chance de faire leurs preuves » sans se rendre compte qu’ils ont eu quelques chances, déjà, et qu’il est p-e temps qu’ils prennent leurs responsabilités. A ceci prêt que toi, sombre crétin, tu as fait des études et je porte tes gênes. Tes saloperies de putain de gênes que je te vomirais bien à la gueule de porc que tu es.

Tu es un irresponsable parental et donc un être dangereux pour les humains en devenir que sont tes enfants. Tu as été dangereux pour moi et je porte encore aujourd’hui les traces de ton narcissisme inconséquent et de ton idiotie crasse.

Tu es la pire espèce de parent et d’humain qui soient : tu n’as même pas l’excuse de l’inculture ou du manque d’éducation. Tu pouvais le faire, mais tu ne voulais pas, engoncé dans tes certitudes.

Tes certitudes, parlons-en, je n’ai même pas à te souhaiter de t’étouffer avec elles, tu as eu le bon gout de mourir pour elles. Mort en héros, histoire de te conforter encore un peu plus dans ton égocentrisme… J’espère que ce fut long et douloureux. J’espère que tu rôtis en enfer. J’espère que tu as souffert au fond de ta chair comme je souffre au fond de la mienne. Peut-être as-tu eu de la chance tiens, de crever comme un chien en pleine rue, qui sait ce que j’aurais pu t’infliger? Je rêve : tu n’aurais même pas eu l’élémentaire élégance de m’affronter.

Décidément, tu n’es qu’égoisme, égoicentrisme, narcissisme, surdité et lâcheté. Tu manquais de classe et de réflexion.

Tu n’as pas de couilles. Tu n’en as jamais eu. Semer tes entrailles, comme le premier étalon du troupeau était ta seule qualité. Ca ne fait pas de toi un père. Ca ne fait même pas de toi un Homme.

T’es juste qu’un pauvre con que j’ai eu le malheur d’avoir pour père. Et tu m’as laissée là, farcie de ta vie de merde. Tu devais m’aider, tu n’as fait que m’encombrer et m’abîmer. Je reste là, seule avec tes étrons semés dans ma tête.

Je te hais.

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