Archive pour la catégorie ‘Tout sur rien et rien surtout’

Qu’il est long le chemin

Mardi 23 mars 2010

Il n’est pas de hasard,
il est des rendez-vous,
pas de coïncidence
Aller vers son destin,
l’amour au creux des mains,
la démarche paisible
Porter au fond de soi,
l’intuition qui flamboie,
l’aventure belle et pure
Celle qui nous révèle,
superbes et enfantins,
au plus profond de l’âme
Porté par l’allégresse,
et la douceur de vivre,
de l’été qui commence
La rumeur de Paris,
comme une symphonie,
comme la mer qui balance
J’arrive au rendez-vous,
dans l’épaisse fumée,
le monde me bouscule
Réfugié dans un coin
et observant de loin
la foule qui ondule
Mais le choc imminent
sublime et aveuglant
Sans prévenir arrive
Je m’avance et je vois,
que tu viens comme moi,
d’une planète invisible
Où la pudeur du cœur,
impose le respect
la confiance sereine
Et plus tu t’ouvres à moi
et plus je m’aperçois
que lentement je m’ouvre
Et plus je m’ouvre à toi
et plus je m’aperçois
que lentement tu t’ouvres
Il fut long le chemin
et les pièges nombreux
avant que l’on se trouve
Il fut long le chemin
les mirages nombreux
avant que l’on se trouve
Ce n’est pas un hasard,
c’est notre rendez-vous
pas une coïncidence.

Ouverture, Etienne Daho.

Et quand ca se conjugue au pluriel?

Le Tout

Lundi 22 février 2010

Faut-il être le Tout de son partenaire?

Faut-il être frustré?

Si on répond oui à la première et non à la deuxième, l’inévitable 3ème question est : Faut-il être fidèle? Et la réponse est non.

A partir du moment où la 3ème réponse est négative s’ouvre un monde de possibles et de remises en question.

Pourquoi un couple à la fois? Qu’est ce que le couple? Pourquoi faut-il définir le lien entre deux êtres humains? D’où vient le besoin d’exclusivité?

En choisissant ma voie, toutes ces notions ont été, sont, seront revisitées. Je le sais, je le comprends et je le sens. Je sens aussi ce que peut avoir d’inconfortable l’extrême liberté d’Etre et d’Agir, en mon âme et conscience. La liberté, c’est aussi parfois le vertige, le vide, la désorientation totale. Le désert. L’anomie.

Et la confiance. En soi. Absolument nécessaire. Qu’il faut parfois forcer, d’ailleurs. La cofiance en son chemin, en sa compétence pour décider de sa vie.

La liberté est une expérience extrême. Une notion sans concession.

Haiti chérie

Samedi 23 janvier 2010

Haiti, cest le pays de mon père. Haiti, c’est le pays de ce père-géniteur que je déteste en tant qu’homme. Haiti, c’est l’Autre Femme, celle qui m’a pris mon père. Haiti, c’est le peuple qu’il voulait soigner, en devenant pédiatre. Haiti, c’est le pays auquel il voulait croire, en devenant sénateur. Haiti, c’est la culture qui lui a enjoint d’épouser une maitresse, beaucoup parce qu’il l’a choisie, un peu parce qu’elle était enceinte. Haiti, c’est le pays que je n’ai jamais vu. Haiti, c’est le pays auquel je ne me sens pas appartenir, pas plus qu’à la Belgique, mais duquel je dis “je suis de là”. Haiti, c’est le pays de ma famille paternelle, qui m’ouvre les bras depuis des années, depuis avant que je ne naisse, peut-être. Haiti, c’est le pays que je me sens incapable de visiter. Haiti, c’est le pays de la moitié de mes racines. Haiti, c’est le pays de la moitié de mes gênes. Haiti, c’est une des origines de ma naissance.Haiti, c’est le seul peuple duquel je me dis “pour boucler la boucle, finaliser le cercle, je dois adopter un enfant de là-bas. Ce sera le dernier geste et la preuve ultime”.

Haiti, c’est aussi la terre qui tremble.

Je fais une overdose d’Haiti.

Reprise des programmes

Samedi 19 septembre 2009

Et bien voilà, je suis de retour.

Non pas que j’étais tombée dans l’espace intersidéral sans internet, mais plutot que la vie m’a rattrapée, l’envie de prendre du recul, des changements notoires… Et voilà. Ceci dit, j’ai beaucoup cuisiné.

Au rayon des nouveautés, une séparation sentimentale, dans le but de préserver ce qui fonctionne encore bien, et bien sur…mes 30 ans.

J’ai 30 ans depuis une semaine et, si j’ai passé 11 mois à m’angoisser et à faire le bilan, je dois dire que depuis un mois, je me sens parfaitement bien. D’attaque pour entamer ce qui sera, parait-il, la plus belle dizaine de ma vie…

Ah, oui, j’ai oublié de dire : j’ai fait ma première table d’hotes!

Body of evidence

Dimanche 7 juin 2009

Une évidence de plus : je ne reconnais pas ma propre désirabilité (oui, ça se dit) dans mon corps nu, sans artifice. Je reconnais ma séduction dans les artifices (même quand l’artifice n’est qu’une attitude) mais je ne reconnais pas le sex-appeal de mon corps sans fard, sans volonté de séduire.

Du coup, je comprends difficilement le désir que je suscite et…je désire difficilement. Je désire être choisie, être élue, être charmée, aimée, retournée. J’y arrive très bien. Mais je désire difficile un corps pour ce qu’il est, nu.

Le corps maternel 2

Dimanche 17 mai 2009

J’ai intitulé le billet d’hier “le corps maternel”… Sans parler de ma mère une seule fois. Encore une preuve que nous sommes bien trop étroitement liée : je suis incapable d’expliquer pourquoi je sens que mon corps est lié au sien, alors que le cordon ombilical a été coupé il y a presque 30 ans.

L’idée qui m’a été transmise sur le corps par ma mère est une idée ambivalente. A la fois, elle insistait pour que je fasse du sport, elle a tenté de me faire manger des légumes ET son corps me disait “on s’en fout”. On s’en fout d’être mince, on s’en fout d’être belle aux yeux des autres. Et pourtant, j’étais belle dans ses yeux à elle. Cet infâme paquet d’amour/haine m’a été transmis et moi, d’une loyauté crétine sans borne, j’ai tout avalé et tout reproduit!

Aujourd’hui, j’aime et je hais ce corps qui me/se porte bien… Et je mange comme une truie.

Le corps maternel

Samedi 16 mai 2009

Nouveau gros morceau entamé chez la psy… Ca ne m’enchante guère mais mon ambivalence s’étend à mon corps. D’un côté, je ne l’aime pas, je me vois grosse dans la rue, dans les magasins. De l’autre, il me sert : je me sens dynamique, pulpeuse et parfois sexy. Je séduis, je fais du sport, je me sens “bien”. 

Et je ne me supporte plus. Ce qui me parait étonnant, c’est que cet inconfort ne se manifeste qu’en comparaison. Et le dégout est de plus en plus violent. J’ai parfois envie de couper ce qui dépasse de mon corps, en rue alors que 5 minutes auparavant, chez moi, je n’y pensais pas voire me trouvait jolie! 

J’en ai assez, je pense, de devoir en faire plus parce que je ne suis pas mince. J’ai l’impression que la minceur confère la beauté, je SAIS que ce n’est pas vrai, je SAIS que je suis jolie “dans mon genre” et je sais que certaines femmes minces sont moches. Néanmoins, j’ai l’intime conviction que si je veux être belle, je dois mincir. 

Je viens de l’écrire et je le regrette déjà, ma tête me dit que c’est idiot. C’est idiot.

Nitghtmare

Vendredi 15 mai 2009

Je dors mal. Je me réveille fatiguée, j’ai mal au crane, aux cervicales, aux épaules et aux lombaires. J’ai les machoires douloureuses et la mandibule inférieure qui “avance” jusque devant la supérieure. Et j’ai l’impression de ne pas avoir respiré la nuit.

Et je me réveille, la nuit, en hurlant “DALE”.

Oui, le candidat de la nouvelle star.

Et c’est ça qui me fait le plus flipper.

Go!

Samedi 18 avril 2009

IGNITION!

Bon, Sylvie, c’est fini de rire. Ca fait 10 jours que je te fais attendre que t’en peux plus, t’es toute fofolle dans ta tête, c’est décidé, je vais te le dire enfin, ce qui commence aujourd’hui.

Ce sont mes…

VACANCES! 

Comment ça, t’es déçue? 

Ecoute, Sylvie, ça peut pas continuer, déjà l’année dernière j’avais été obligée de te raconter ( dans feu mon blog) comment je fus contrainte et forcée d’emmener mes chaussures à talons en voyage en Thailande (SANS porteur, t’imagine?), et ce sous la menace, et maintenant, je dois te dire que je pars en Italie?

Mais on dirait la Mère! 

Bon, allez, je t’avoue tout : je suis encore obligée de partir en vacances, en Italie, dans une splendide maison avec piscine et on sera 15. Et tu penses bien, en Italie on va mal manger, mal boire, dormir sur des planches à clous. 

Plainds–moi!

J-1

Vendredi 17 avril 2009

Demain, c’est le grand jour!